Bêtes de scène

L’animal dans l’art

La vente que nous vous présentons cette semaine, Artnimals, est une magnifique vente de street art qui réunit le travail de jeunes artistes contemporains prometteurs autour du thème animalier. Mais derrière la légèreté, l’anticonformisme et la modernité évidente de ces réalisations, on trouve une inspiration très ancienne et protéiforme : la représentation de l’animal dans l’art. 

Car d’aussi loin qu’il a pu peindre et représenter, l’homme a voulu façonner l’image de ses compagnons : les grottes de Lascaux, ou la grotte Chauvet en témoignent. Les Egyptiens, eux, allaient même jusqu’à la sacralisation ou divinisation de leurs idoles à plumes ou à poils, se faisant enterrer avec eux. Le Moyen Age est l’époque des Bestiaires : l’Homme a été créé à l’image de Dieu, et l’animal, nécessairement imparfait, n’est là que pour le servir, illustrer des épisodes de la Bible ou exciter son imaginaire à travers des représentations fantasmées. Ainsi la précieuse Dame à la Licorne, dont toutes les énigmes n’ont pas encore été résolues, bien des siècles plus tard. Référent incontournable et symbolique de la pensée chrétienne, l’animal est celui par qui on exprime les qualités et caractéristiques les plus saillantes du caractère humain, ce qui explique son omniprésence sur les blasons. 

La Renaissance et la période moderne sont celles d’un anoblissement de l’animal : le lion est représenté avec autant d’attention que le Saint Jérôme flanqué à ses côtés, le dragon que combat Saint Georges dans le tableau d’Uccello est aussi sympathique qu’onirique. Si Dürer devient aussi célèbre c’est à son rhinocéros qu’il le doit, gravure sur bois qui fit sa réputation en Europe. Arcimboldo se joue des animaux pour les assembler à des fruits, des fleurs, et en faire des visages humains. L’animal incarne peu à peu autant la vie – par la rapidité de ses mouvements – que la mort prochaine – on le mange, on le chasse, on le dépèce, bien plus qu’on ne le câline dans un intérieur bourgeois. A ce titre, il est philosophiquement semblable à l’homme, et le peintre en fait une star des natures mortes, comme dans celles de Chardin. 

Noble compagnon de l’homme, il le devient peu à peu : le cheval, dans la peinture napoléonienne, plus que la vache du paysan. Mais plus le temps passe, plus l’animal est magnifié : chez le douanier Rousseau, jaguars, panthères, flamands et singes peuplent des territoires exotiques et veillent d’un œil attentif sur des femmes nues. Magritte les transforme en animaux surréalistes – un oiseau à la couleur des nuages – tandis que Picasso parvient à représenter un taureau avec une selle de vélo et un guidon. L’abstraction ou le happening rattrapent la figure animalière : Hirst fait scandale, et noie des zèbres dans du pétrole, Delvoye tatoue des porcs et Koons réduit à l’animal à sa silhouette en assemblant des ballons. 

Tous ces artistes de street art que nous avons rassemblé pour cette vente connaissent bien cet héritage : ils le revendiquent, s’en inspirent, le transforment, et KIOBUYest heureux de vous proposer à prix doux cette perspective nouvelle sur la figure animalière. 

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