Bijoux fantaisie

Une révolution signée Chanel

Au début du siècle, lorsqu’une femme voulait accessoiriser ses tenues, ou elle disposait de magnifiques bijoux en or ou en perles véritables, ornés de pierres précieuses, ou elle ne pouvait rien porter de distingué. Coco Chanel s’en rend compte : elle dispose d’une magnifique collection de bijoux, certains offerts par ses amants, mais elle a l’intelligence de comprendre que l’autonomie de la femme passe aussi par le fait de s’offrir ses propres bijoux, à des tarifs raisonnables. Elle décide en 1924 de créer des lignes de bijoux fantaisie, élégants, reconnaissables entre tous, mais qu’une femme aura les moyens de s’offrir, car ils ne sont pas hors de prix. Sans aucune modestie, Chanel déclare alors : « les bijoux marquent une époque, j’aimerais que la mienne soit marquée par les bijoux Chanel. Dans la rue, on ne doit porter que des faux, les vrais, on doit les porter chez soi, pour se faire plaisir ». 

Elle est la première à décider d’utiliser la pâte de verre, les perles d’imitation, les cristaux Swarovski, les imitations de rubis ou de saphir qui sont de fidèles reflets de la haute joaillerie. Elle s’associe à la maison Gripoix – qui travaillait notamment pour le théâtre – qui met au point pour elle une technique d’émaillage très perfectionnée, et de nacrage des perles – qui devint la signature des sautoirs, boucles d’oreilles et bracelets Chanel – toujours utilisée à ce jour et tenue ultra secrète. Le petit fils de Suzanne Gripoix a d’ailleurs continué à travailler avec Chanel : Karl Lagerfeld, très impliqué aussi dans la conception des bijoux fantaisie, a toujours fait appel à lui. Les créations sont intemporelles ; depuis leur invention par Chanel, les boucles d’oreilles « nid », une grosse perle cerclée de trois ors, est présente à tous les défilés. 

L’irruption du bijou fantaisie dans la parure devient une affaire si sérieuse qu’elle intéressa même un philosophe comme Roland Barthes qui commenta le travail de Chanel : « les grands joyaux mythiques ne se portent presque plus, ce sont des valeurs historiques aseptisées, coupées du corps féminin, condamnées au coffre-fort. Bref, la mode ne connaît plus le joyau, seulement le bijou ». Alors, si vous voulez à la fois porter des bijoux d’une élégance intemporelle et d’une qualité exceptionnelle, et déclarer fièrement que c’est en hommage à Roland Barthes que vous vous les êtes offerts, n’hésitez pas, vous devriez trouver votre bonheur dans notre vente de cette semaine…

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